PUB PHARMACIEN ASSISTANT
Pour reprendre tes mots lena, je suis devenu pharmacien "malgré moi". Au bout du compte, j'adore le métier que je fais et rétrospectivement, je me sens plus à ma place en tant que pharmacien qu'en tant que médecin/dentiste.
Je fais un métier qui me plait beaucoup, dans lequel je m'épanouis car il offre de multiples facettes. Le coeur du métier est le médical (médicament, conseil, santé publique...) autour duquel viennent se greffer des aspects passionnants : de la communication, de la formation, de la gestion...
Au niveau médical la délivrance d'ordonnances c'est vérifier que les médicaments sont les bons, ainsi que les posologies. On vérifie les contre-indications, on essaye de prévenir les effets indésirables, on rappelle les bonnes conditions d'utilisation, on conseille des produits complémentaires.
Au niveau médical, il y a le préparatoire qui offre l'opportunité de faire de belles choses parfois.
Au niveau médical il y a également un rôle important en terme de santé publique, et là c'est un secteur qui va évoluer beaucoup je pense avec les très controversées "consultations pharmaceutiques"
Au niveau diversité, je vois pas quel discipline offre mieux : l'éventail de pathologies rencontrées est grand, puisque quel que soit le prescripteur (généraliste ou spécialiste), tous les patients passent par la pharmacie. Au niveau médical, il y a la demande spontanée et là c'est un vaste champs à explorer tellement les demandes sont variées (médicaments conseil, nutrition, dermatologie, phytothérapie).
Au niveau de la communication : il y a un réel échange avec les patients. Beaucoup apprécient la relation avec le pharmacien qui est pour eu un interlocuteur privilégié car bien plus accessible et ouvert que le médecin. Il y a également la communication avec les collègues, car l'officine c'est aussi l'opportunité de travailler en équipe contrairement au médecin qui travaille plus en solo.
Au niveau formation, comme tout ce qui touche au médical, le métier évolue rapidement. Le pharmacien doit se tenir à jour et doit également former son équipe pour éviter les problèmes et améliorer la prise en charge du patient. Et là il y a du boulot, car entre le laisser aller et l'évolution du métier, certains collègues ne sont plus trop à jour. Accessoirement si le coté enseignement intéresse, certains pharmaciens donnent des cours à la fac.
Niveau gestion, la pharmacie est un commerce et il y a une quantité de chose à savoir pour faire tourner ça : gestion des commandes, gestion des stocks, gestion du personnel, connaissance de la législation...
Niveau salaire, je m'estime plutôt heureux. Certes, je connais d'autres professionnels de santé qui, sans être thesés, gagnent 10.000 euros / mois en faisant des remplacements. Je gagne effectivement 2000 euros net par mois, mais pour seulement 20 heures par semaines (2 journées de 10 heures) et je pourrais facilement travailler 20 heures ailleurs pour doubler la mise, c'est juste que j'apprécie le confort que me laisse ce temps libre. Pour ce qui est du titulaire, je laisse le soin à un confrère de faire le topo dessus.
Ce qui m'amène à parler de la qualité de vie. Mon poste de pharmacien assistant m'offre une grande liberté : liberté de temps donc puisque j'ai un salaire honorable et beaucoup de temps libre. Liberté d'exercice puisque jusqu'à présent j'ai trouvé du travail aux 4 coins de France (campagne/ville) et dans les dom-tom. En terme de confort également, contrairement au libéral, le pharmacien assistant est salarié et travail à des "horaires de bureau". Tu arrive et repars à une heure définie alors que pour le libéral le travail (ou cadres dans d'autres branches non médicales) continue souvent tard après la fermeture. C'est important à prendre en compte. Je connais beaucoup de secteur ou le salaire d'un cadre qui travaille 40 à 50 heures par semaines oscille entre 4000 et 6000 euros. Mais si tu regardes bien le taux horaire du pharmacien tu arrives aux mêmes chiffres pour des semaines de 40-50 heures, ce qui est faisable pour qui travaille dans plusieurs officines.
Bref, j'ai un métier passionnant, qui évolue, une grande mobilité, un bon salaire, du temps libre. Dans ce que tu appelles la "génération chômage" je m'estime plutôt privilégié.